26 septembre 2007
Tintin, une tapette?
Tout le monde connaît Tintin, ce journaliste à l'air enfantin, toujours accompagné de son chien, et à qui il arrive toujours d'incroyables aventures. Tintin est gentil, fidèle, loyal, pacifiste, toujours prêt à rendre service même si cela implique de mettre sa vie en danger, il est toujours souriant, persévérant, intelligent, bref il a tout pour lui. Malheureusement pour moi il n'a jamais dépassé le stade de l'ado pré pubère et post boutonneux. Il est naïf et ne voit pas venir le danger à dix kilomètres à la ronde. Il se fait d'ailleurs souvent avoir. En plus de son gabarit plus que freluquet, sa façon de s'habiller ne le rend pas du tout plus mature. Il a beau avoir des tas de qualités, Hergé nous a donné un héros pas très virile. J'aime Tintin et ses aventures palpitantes, mais j'aurais bien aimé y voir un personnage plus dangereux, moins gentillet, moins gnan-gnan.
Je l'ai rêvé, Bilal l'a fait.
Regardez le, ce Tintin a deux fois la carrure de celui d'Hergé, il est habillé comme un homme, pisse le sang sûrement suite à un affrontement dangereux avec des gens qui ne plaisantent pas, il a une mitraillette à la main. Avez-vous déjà vu le vrai Tintin se servir d'une arme volontairement? Je dis bien volontairement, car il a du lui arriver de tirer sans l'avoir voulu, mais il n'a jamais blessé personne rassurez-vous.
Ce Tintin là, au contraire, a sûrement du se servir d'une arme à plusieurs reprise, peut-être même a-t-il déjà tué quelqu'un. Il en a bavé, mais est toujours en vie. Bref je trouve ce Tintin là, celui de Bilal, beaucoup plus complexe et intéressant que le vrai. Malheureusement pour moi, Tintin restera toujours Tintin...
13 septembre 2007
Un an...
Ça fait un an jour pour jour que Marie m’annonçait qu’elle me quittait.
Un an jour pour jour, qu’elle m’annonçait qu’elle m’avait fait cocue avec Paul. Quatre fois.
Paul était un très bon ami à nous. Je le connaissais depuis longtemps, je l’ai connu avant Marie d’ailleurs.
Un an jour pour jour que plutôt que d’exploser la mâchoire de Paul, j’ai préféré m’exploser la main sur une porte de sécurité en bois. La porte n’a rien eu, mon petit doigt s’est brisé en s’affaissant. Je suis passée à deux doigts de la chirurgie.
Pourquoi ne pas avoir frappé Paul ? Parce que j’ai toujours eu un profond respect pour lui, et ce malgré ce qu’il venait de me faire. Je le respecte toujours. Donc je n’ai pas pu le frapper.
Si l’on m’avait demandé à l’époque le nom de la personne la plus irréprochable, la plus droite que je connaisse, j’aurais dit Paul.
Je suis tombée de haut. On ne connais jamais assez bien les gens, même ses amis. Bien évidemment, mon regard sur lui à un peu changé, mais je continue à croire que c’est un type extra, un chic type.
Un an jour pour jour que je perdais mon innocence et ma naïveté d’enfant. Toutes mes belles illusions sur l’amour, l’amitié, la fidélité et la loyauté se sont envolées pour faire face à la dur réalité de ce monde : la trahison. Je ne dis pas que je ne crois plus en l’amour, l’amitié, la fidélité ou la loyauté, seulement ce sont de beaux principes trop vertueux pour l’être humain. J’aimerais être sûre que l’on peut encore y croire vraiment, mais j’en doute. Pour moi qui ai des tendance à la misanthropie, un coup comme celui là n’aide pas à croire en la nature humaine, bien au contraire.
Un an jour pour jour que je rentrais vraiment dans ce monde d’adultes que je refusais d’approcher. Un entrée en matière plutôt fracassante.
Il y a un an, j’ai tout perdu. L’amour de ma vie, mes illusions, ma vie. J’ai du retourner vivre chez mes parents, un épreuve de plus qui me tombait sur le dos. J’aime mes parents, seulement j’étais au bord de la dépression lorsque Marie m’a demandé d’emménager avec elle. Alors retourner chez eux, c’était comme revenir en arrière.
Il y a un an jour pour jour, j’ai arrêté de me nourrir, de dormir, j’ai commencé à pleurer sans plus pouvoir m’arrêter. Mon esprit ne pensait plus qu’à Marie, elle m’obsédait, elle me manquait. J’aurais fait n’importe quoi pour la garder, même la partager avec Paul.
Que l’on peut être pitoyable quand on est amoureux. On est capable de tout mettre de côté, sa fierté, sa dignité, son estime de soi.
Et puis j’ai décidé de me reprendre. De ne pas leur donner la satisfaction de me voir plus bas que terre, même si je sais maintenant que jamais ils ne se seraient satisfaits de ça. Mais je l’ai cru, et tant mieux car cela m’a fait avancer. Je me suis battu contre l’image (bien fausse) que j’avais d’eux. J’ai eu mon concours de police, enfin, après deux tentatives infructueuses. Mon père me trouvait d’ailleurs plus mûre, je le crois aussi.
Je me suis ensuite éloignée de Nantes, de Marie et de Paul. Ça m’a fait le plus grand bien. En revenant j’étais transformée. Je pouvais enfin tourner la page, aller de l’avant et les revoir.
Maintenant, on se parle régulièrement. Marie et Paul sont toujours ensemble, ils vivent ensemble même, mais cela ne me pose plus aucun problème. Je les voit souvent, on fait des soirées ensemble, et il m’arrive de me trouver seule avec Marie, et je ne pense pas à nous deux.
En fait j’ai un peu honte de l’admettre, mais cette rupture, j’en avais besoin. Ça m’a foutu un bon coup de pied au cul, je me suis prise en main, et j’ai fait plus de choses cette année, que je n’en avait faite depuis longtemps.
J’ai passé deux années merveilleuse avec Marie, elle m’a « sauvée » de la dépression, elle m’a redonné vie, elle m’a montré ce qu’était l’amour, bref elle m’a apporté beaucoup. Mais sa brutale rupture m’aura aussi apporté beaucoup.
Je sais maintenant que nous n’étions pas faites pour être ensemble plus longtemps, même si l’avenir que l’on s’était plusieurs fois créé, parfois en s’amusant, n’était pas désagréable. Mais lorsque je la revois maintenant, avec mes yeux tout neufs (et ce n’est pas qu’au sens figuré puisque je ma suis fait opérer de la myopie), je la vois très différemment. Je ne pourrais plus vivre avec elle maintenant. Cela prouve que j’ai changé.
Je suis une nouvelle Julie, j’ai une nouvelle vie, et je suis ressortie grandie de cette expérience.
Alors voilà, il y a un an jour pour jour, je renaissais.
04 septembre 2007
La "Hormiga Culona" ou fourmis à gros cul
Ce week-end j'étais chez mes oncles à Saint-Malo. Mais cela est une autre histoire que je vous raconterais plus tard. Pour l'instant je voudrais vous parler de fourmis, mais pas de n'importe quelle fourmis, la Hormiga Culona dite fourmis à gros cul.
J'ai un ami, Antoine, qui vit avec une Colombienne, Suzeth. Ils ont passés des vacances en Colombie et nous ont rapporté deux ou trois petites choses de là-bas, dans un joli petit paquet cadeau. Nous avions ordre de les ouvrir ensemble, et quelles ne furent pas nos têtes lorsque nous ouvrions le petit paquet blanc contenant cinq grosses fourmis! Nous avons de suite compris que ces fourmis se mangeaient, et nous avons donc joué le jeu. Chacun de nous s'est emparé d'une fourmis et hop, dans la bouche. Je dois dire que je n'aime pas trop les aliments exotiques de ce genre, cela dit, je trouvais ça intéressant à goûter (on ne vis qu'une fois!). Il faut tout d'abord passer la première sensation de dégoût face à l'image de la grosse fourmis que l'on a devant les yeux, et ça c'est pas facile. Ensuite on la met dans la bouche, et rien que de penser à ce gros abdomen qui va craquer sous vos dents, il y a de quoi refuser de le manger. Mais les nouvelles expériences forgent le caractère et nous avons la chance de pouvoir avoir ce genre d'expérience, alors tentons. Je croque cette fourmis, et là, indescriptible... Autant le goût que la texture... Autant vous dire que je n'ai pas spécialement apprécié, j'en ai mangé une mais je n'en mangerais pas deux! Je peux néanmoins me vanter d'avoir essayé.
Bon pour que vous compreniez un peu le dégoût de la chose, je vais vous mettre deux photos, parce qu'à priori des fourmis c'est pas extraordinaire, et bien détrompez vous et regardez ces monstres!
J'ai fait mes recherches sur internet afin d'en savoir plus sur ces fourmis.
Localement, ces fourmis se nomment Hormigas culonas, ce qui veut dire fourmis à gros cul. Leur nom latin est Atta Laevigada. On les trouvent en Colombie et plus spécifiquement dans le département de Santander. Les grosses femelles sont capturées en période de reproduction, soit après les pluies d'avril et de mai. Elles sont très voraces et le ramassage se fait avec des gants, d'épais pantalons et des bottes.
Autrefois, il n'y avait pas beaucoup de viande dans cette région de Colombie, qui était habitée par les indiens de l'empire Guanes. La population avait donc choisit les fourmis comme aliment de base car elles contiennent des oeufs, de l'huile et des protéines.
Une fois récoltées, on leurs enlève les ailes, et les mandibules, on les lave et on les met à cuire dans de l'eau bouillante avec un peu de sel. Quand l'eau s'évapore, les fourmis lâchent leurs huiles et commencent à frire.
On leurs attribuerait aussi des vertus médicinales qui agiraient contre les troubles de l'érection et dont les protéines renforceraient les défenses contre le cancer. Elles auraient aussi un pouvoir aphrodisiaque.
C'est devenu un met très raffiné. On l'appelle maintenant le "caviar de Santander", et se vend assez cher.
Voilà, je conseille à tous de faire ce genre d'expérience à l'étranger, on n'aime pas forcément mais je pense qu'il faut essayer au moins une fois.







