Ola Lola

Ola Lola en réference à la chanson de Superbus, parce que je me reconnais dans cette chanson, parce que c'est moi, c'est ma vie, enfin je crois...

28 novembre 2007

Adieu Martine... mais non moi c'est Julie!

Alors voilà, dimanche je vous quitte pour commencer mon année de formation policière. En effet, je rentre en école de police, et serais donc beaucoup moins présente sur ce blog, que je tenterais néanmoins de ne pas négliger.

Aussi pour vous faire mes (presque) adieux, et ceux de Martine aussi tant qu'à faire, je me suis dit qu'il fallait trouver quelque chose de drôle. N'ayant eu le temps de me faire quelques couvertures de Martine avant que le site ne ferme, je me suis mise en quête d'autres générateurs de couvertures, et voici ce que je peux vous proposer (faites par mes soins):

    1  2  3  4  7

En tant que futur flic, je ne pouvais pas ne pas me moquer des poulets...

6  5

Mais ce n'est pas tout, lors de mes recherches j'ai trouvé un autre générateur avec lequel je n'ai fait qu'une seule couverture. Je dédicace cet exemplaire à Doudousse (rhoooo, elle en a de la chance celle-là! Hé oui!). Vous connaissez tous les livres de la collection "pour les nuls", et bien je vous présente les chiffres romains pour les neuneux:

Les_nuls

Sur ce, j'espère que vous trouverez vous aussi de quoi continuer l'aventure de Martine, et vous amuser un peu... Pour les doués en informatique, le créateur du générateur de couverture Martine à laissé le code du générateur, facilement trouvable sur internet, alors avis aux amateurs pour nous faire des générateurs Tintin, Oui-Oui et autres...

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22 novembre 2007

J'ai la guitare qui me démange...

J'ai acheté ma première guitare en début d'année (civile, pas scolaire), cela fait donc un peu moins d'un an maintenant. Je n'ai pas pris de cours, bien que j'avais tout le temps nécessaire, je n'avais pas les finances pour me payer un prof. Je le ferais sûrement quand j'aurais du temps ET de l'argent, càd dans un an. J'ai donc été autodidacte comme on dit. N'ayant jamais été très douée pour apprendre les choses par moi-même, je ne suis pas devenue une musicienne extraordinnaire. Mais je connais pas mal d'accords et même si je ne joue pas très bien, que je n'ai aucun sens du rythme et que je chante extrêmement faux (vous me demanderez donc pourquoi jouer de la guitare alors que je ne suis apparemment pas destinée au milieu musical, et bien je vous répondrais parce qu'une envie ne s'explique pas), j'aime à jouer de la guitare dans ma chambre, en chantant, pas trop fort, et en m'assurant que le son de la guitare couvre ma voix, tout en me croyant une star incontestée de la chanson (on peut rêver!).

Avant hier soir, après avoir regardé un film, j'ai eu une soudaine inspiration. Car en plus de jouer merveilleusement de la guitare, et de chanter aussi bien que Céline Dion, et bien il m'arrive d'écrire des chansons. J'en ai déjà plusieurs, mais seulement deux ont leur musique, et ce, grâce au merveilleux Davidou (merci Davidou, merci). Donc avant hier soir, l'inspiration me vient. Je sors donc un morceau de papier, un stylo et commence à écrire. Une autre chanson venait de naître. Vu l'heure tardive (1h environ), et mes squatteurs dormant, j'ai du attendre le lendemain pour m'attaquer à cette chanson. J'ai donc ressortie ma guitare qui n'avait pas servie depuis quelques temps, et me voici partie à jouer n'importe quoi, histoire de me remettre dans le bain, et de reformer la corne sur mes doigts. Puis j'ai pris les accords simples que je connais bien et j'ai fais une partition, minimaliste et simpliste, mais partition tout de même allant sur ma chanson.

J'ai joué tout l'après midi la même chanson, et le soir aussi, et je suis très fière de moi. Bon comme j'ai du mal à me rendre compte de l'effet que ça donne, ça doit être horriblement mal joué et mal chanté, ça ne doit avoir aucun rythme ni aucune forme, mais moi je l'aime bien ma chanson, la première dont j'aurais tout fait (paroles + musique). Ma mère a essayé de rentrer discrétos dans ma chambre pour m'écouter jouer, mais étant face à la porte, je l'ai vu entrer et est directement arrêté. Je n'avais pas envie de l'entendre dire que je chantais mal, y en a marre de ces parents qui critiquent toujours tout. Enfin voilà, je voulais vous faire partager ma joie, pour ma première chanson complète. Elle n'a pas encore de nom, mais ça ne devrait pas tarder.

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18 novembre 2007

Vanessa...

Hier soir avec des amies, je suis allée voir le concert de Vanessa au Zénith de Nantes. Première fois que je me rendais au Zénith, je découvrais donc la salle. Elle est sympa et plutôt bien faite, et ils ont prévu pleins de places de parking, ils ont donc bien fait les choses. Nous étions debout, devant la scène, alors que des gradins avec des sièges remplissaient le fond de la salle. Le concert se faisait attendre alors que la salle se remplissait à vue d'oeil, mais je n'étais pas pressée. J'avais hâte de découvrir Vanessa en concert. Surtout que je ne connaissais que vaguement son dernier album, que j'aime beaucoup, mais je ne connaissais rien d'autre de ce qu'elle a fait.

Les lumières s'éteignent et la voix de Vanessa emplit la salle pour annoncer "Naturalibus", un homme et une femme faisant sa première partie. Leurs chansons ne m'ont pas super emballées mais ils étaient drôles, et ont finit leur show sur un air de country qui a bien chauffé la salle. Encore une attente, là l'excitation commence à monter, elle va bientôt apparaître sur scène. La voilà. J'essaye de zigzaguer entre les têtes plus grandes que moi afin de voir un peu du spectacle et arrive enfin à trouver un trou. Elle apparaît devant moi. La foule crie, hurle, et la première chanson commence. On est directement dans l'ambiance. Au bout du troisième morceau, je crois, elle enlève sa veste et la jète sur scène, ne gardant qu'un petit haut laissant apparaître une partie de son dos (qu'elle a de fort jolie d'ailleurs). Le jeu de lumière est extra, du rouge, du bleu, du jaune, vert, violet, un grand miroir descend deriière elle et reflète la scène, miroir se changeant parfois en écran géant sur lequel est retransmit quelques parties de la scène. De grandes banderoles tombent de chaque côté de la scène, éclairées par des lumières différentes à chaque chanson. Elle danse, joue avec ses musiciens. Je suis emballée, mais lorsque les lumières s'éteignent et que l'on ne voit plus que l'ombre de son corps dansant sous les stroboscopes, alors là, je suis entièrement conquise.

Les baffes sont puissantes, et se propagent dans mon corps, si bien que j'ai l'impression qu'un deuxième coeur bat en moi. Il bat au rythme de la musique, au son de sa voix, tandis que mon regard n'arrive plus à se détacher d'elle. Elle est belle, elle a de beaux et longs cheveux bouclés, sa voix résonne en moi. Au milieu du spectacle, elle nous chante "Joe le taxi", avec ses années en plus, sa maturité en plus et ses musiciens géniaux, la chanson semble très différente. Elle n'apparaît plus comme la chanson d'une jeune fille de treize ans, mais comme une véritable chanson bien finie. La salle est en transe. Deux rappels plus tard et le concert se termine. Je serais restée là des jours entiers à la regarder chanter et danser, mais toute bonne chose a une fin. Bref, ce concert était une petite merveille, enfin de mon point de vue, j'étais complètement sous le charme de la jeune femme. Je ne vous ai pas dit que parmi ses musiciens se trouvaient Albin de la Simone et Mathieu Chédid? Non, et bien c'est chose faite, un plaisir de plus qui ne gâche rien à l'affaire.

Je n'ai qu'une chose à dire: "Vanessa, j'te kiffe grave", comme on dit de nos jours. J'avais l'habitude de dire qu'elle avait de la chance car elle avait le plus beau mec de la Terre (peut-être un peu exagéré, mais pas beaucoup), mais à peine le premier couplet de la première chanson eut-il résonné dans mes oreilles, que je me disais que Johnny avait beaucoup de chance, car il a une femme magnifique, simple, belle et terriblement  sexy à ses côtés.

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08 novembre 2007

Objet de collection prestige...

Non, je ne vous parle pas de la Fuego (private joke avec moi-même et éventuellement des connaisseurs mais je ne sais pas s'ils font partis de mon public), mais bien d'un document d'anthologie, retrouvé, bien rangé (je précise pour les mauvaises langues), dans ma chambre, hier. Un souvenir inoubliable de mon passage en fac de droit, car oui, j'ai arpenté pendant un an les couloirs de la fac de droit de Nantes. Bref, à cette époque, Gary (non pas l'escargot qui miaule de Bob l'Eponge, mais bien gary, mon meilleur ami) était dans cette fac aussi, pendant deux trimestres après quoi il m'a lâchement abandonné pour entrer dans la vie active.

Mais pendant le temps qu'il était avec moi, on s'est plutôt bien amusé, sèchant les cours de sciences po avec un prof horrible pour aller voir des films à l'Apollo (feu le cinéma à deux euros). Mais il nous arrivait aussi d'aller en cours, nous étions même plutôt assidus (je sens que certains ne me crois pas et pourtant...). Et c'est dans l'amphi, pendant un cours d'histoire du droit que Gary produit ce document . Il me l'a dédicacé, je suis sûre qu'il aura de la valeur plus tard. Je ne vous en dis pas plus, à vous de juger...

Scénario de Hank Uhl

RAMONATEUR II

Divers

Serge, plombier de son état, est appelé pour une situation d'urgence. En effet, madame L. Emelequ a un problème de tuyauterie.

Le film commence avec un bruit de sonnette.

    Liliane: "J'arrive" (voix suave)

    Serge: "Bonjour madame, je suis le dépanneur, je viens dépanner." (accent)

Liliane ouvre délicatement la porte et se trouve nez à nez avec Serge vêtu d'un pantalon bleu et d'un marcel laissant entrevoir sa masculinité.

    Liliane: "J'ai un problème avec ma tuyauterie."

    Serge: "Ne vous inquiétez pas; J'ai toujours mon attirail sur moi, madame."

    Liliane: "Mademoiselle."

Serge regarde, détaille l'anatomie de cette femme qui lui ouvre le chemin jusqu'à la tuyauterie défaillante. En effet, Liliane est nues puisque son problème de tuyauterie est apparu alors qu'elle se frictionnait sensuellement le corps sous le jet incroyable de sa douche.

    Liliane: "Voilà, c'est ici. Veuillez m'excuser, je vais passer une tenue plus décente."

Serge, l'oeil aux aguets, la laisse s'échapper. Il s'intéresse à présent à la tuyauterie. Liliane revient, décemment vêtue d'un peignoir de bain transparent.

    Serge: "Ouh là! Je vois le problème. Votre tuyauterie n'est pas souvent utilisée. Me permettriez-vous d'y faire pénétrer mon instrument?"

    Liliane: "Bien sûr."

Serge commence son labeur et ramone le tuyau dans un mouvement de va et vient.

    Liliane: "Comme vous semblez expert en la matière. Ça m'a l'air tout dur!"

    Serge: "Oui, cette baguette est dure. Pourriez-vous la tenir fermement?"

Liliane s'exécute.

    Liliane: "Oh, comme elle est raide et chaude. Puis-je effectuer ce va et vient?"

    Serge: "Vous vous y prenez très bien. Oui comme ça. Mais dites-moi, ce n'est pas la première fois."

    Liliane: "J'avais déjà essayé auparavant."

    Serge: "Continuez, je crois que ça vient. Allez-y plus vite."

    Liliane: "Dites quand ça vient."

    Serge: "Ne vous inquiétez pas. Allez-y plus vite. Je sens que ça vient. Oui c'est ça! Aaaaarrrrrggggghhhhh!"

La scène se termine sur l'extraction d'un gros rat crevé du tuyau.

THE END

Avec:

L. Emelequ : Patricia Pouf

Serge, le dépanneur : Serge Lemcho

Le rat : Mickey Mousse

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06 novembre 2007

L'hiver approche...

Et oui l'hiver approche et moi l'hivers, je me couvre. Je n'aime pas beaucoup les gants (un peu compliqué de faire des choses avec, aussi j'en porte rarement), ni les écharpes (quoique dès fois, rarement, j'en porte une, cadeau de ma mère), mais j'adore, je dis bien j'adore les bonnets. C'est, chez moi, une véritable passion, j'achète des bonnets tous les hivers et si possible à chaque fois que je voyage. Bon cette passion est assez récente, à peine trois ans je crois, donc je n'en n'ai pas des milles et des cents, mais, avec l'aide de mon fidèle assistant, je vais vous présenter ma collection.

Commençons par les classiques, les sérieux, les communs, car on en a tous des comme ça.

                   Divers_chambre_015                                 Divers_chambre_021         

                 Offert par mon frère                          Offert par ma cous' Camille

Passons ensuite aux bonnets "enfant", car oui, en France, on trouve ce genre de bonnets plutôt dans le rayon enfant, d'où l'utilité de ne pas avoir une grosse tête.

                    Divers_chambre_016                                Divers_chambre_019

Mon tout premier bonnet acheté par moi-même  Offert par ma maman et brodé à mon surnom (BB)

Enfin viennent les bonnets "étrangers", achetés d'en d'autres pays par moi ou quelqu'un d'autre.

       Divers_chambre_018                Divers_chambre_022                Divers_chambre_017   

Prague (République Tchèque)      Montréal (Québec)      Québec, la ville (Québec, le pays)

Et le clou du spectacle, un bonnet qui nous arrive tout droit de México, qu'on m'a offert cet été et que je compte bien essayer cet hivers. Il est gros, il est chaud, il est coloré, un vrai bonnet quoi!

Divers_chambre_024

Bon je vous l'accorde cet article n'a pas grand intérêt, mais je ne fais pas que dans le grand journalisme, il m'arrive parfois de faire du social. Bon j'arrête là car je sens que ma mythomanie légendaire commence à prendre le dessus, et ça c'est pas très bon.

Remercions tout de même mon fidèle assistant, mannequin à ces heures, qui fait beaucoup pour moi.

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04 novembre 2007

Mon paternel...

Je voudrais vous parler de mon père, ou en tout cas de celui qui prétend l’être. Par où commencer, il y a tellement à dire ! Commençons chronologiquement.

Quand j’étais plus jeune, nous habitions à Rabat, au Maroc. Je venais d’entrer en sixième. A l’époque, ma mère voulait toujours que je lui récite mes leçons. Mais des fois elle avait pas le temps de me les faire réciter, alors elle me disait d’aller voir mon père, mais moi je voulais pas, parce que mon père il me traumatisait. Il me rendait nerveuse, parce que ça le faisait chier de me faire réciter mes leçons, et du coup, il était pas très sympa. Alors moi j’oubliais tout ce que je venais d’apprendre, et du coup il s’énervait et me criait dessus. Du coup ça se finissait à chaque fois en crise monumentale. Et comme ça pendant longtemps. Pendant trois ans, au Maroc, j’ai détesté mon père. Et mon frère, mais ça c’est parce qu’il me tapait dessus tous les jours. Mais ceci est une autre histoire.

Le passe-temps favoris de mon père, c’est dire s’il est con, c’est de me descendre, moi ou mon frère d’ailleurs, pendant les repas de famille. Le repas est cool, tout le monde est joyeux et d’un coup mon père il sort qu’en gros on est des grosses merdes, qu’on sait rien faire, qu’on est des bons à rien… Bon il le dit pas comme ça, mais ça le sous-entend fortement. Je me souviens d’une fois où je m’étais super énervée, et du coup je me suis mise à chialer devant ma famille (il y avait mes oncles, mes grands-parents), et je lui avais sortit tout ce que je pensais de lui, qu’il n’y avait que l’argent qui l’intéressait, le prestige, que tout ce que mon frère où moi faisions c’était jamais assez bien, qu’il était toujours de mauvaise foi, que c’était le roi du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » et pleins d’autres trucs, bref que c’était qu’un gros con en gros. Et après je suis allée chialer dans ma chambre, sur mon lit. Et bah tout le monde est venu me voir pour me consoler, ma mère la première (qui me défend jamais devant lui, mais parfois dans son dos, elle me dis que j’ai raison, tu parles d’un soutient !), mais mon père est jamais venu me voir. Faut dire que mon père ne s’excuse jamais. Il peut te traîner dans la merde, il viendra jamais s’excuser. En plus il nous rabaissait tout le temps : quoi tu veux être vétérinaire ? (alors que c’était une lubie de ma mère, m’enfin), mais c’est trop dur, t’y arriveras jamais, une préparation militaire ? Ça m’étonnerait bien que tu sois dans les trois premiers, il faut être bosseur pour ça, et puis il y en a qu’on bac+3, c’est pas toi qui va les devancer (et bah si justement, je suis sortie major de promo avec 17,83 de moyenne, loin devant le second, et toc !).

Plus tard, mon frère, ma mère et moi sommes rentrés en France. Mon père, lui, ne voulant pas rentrer en France (cause : gagne moins d’argent, j’en suis pratiquement sûre), est resté à l’étranger. Moi ça m’allait, je ne le voyais plus beaucoup et du coup comme ça il me manquait. Mais lorsqu’il revenait pour un mois durant les grandes vacances, je ne pouvais déjà plus le supporter au bout de deux semaines ! Dès fois, il participait à des stages à Paris, et  il en profitait pour prendre une semaine de congés. Vous croyez qu’il serait venu nous voir ?! Ben non ! En fait si, il venait un soir à Nantes où j’étais sensé l’accueillir avec un grand sourire, sauf que des fois j’avais eu une journée de merde et même si j’étais contente de le voir, bah j’étais pas super radieuse. Surtout aussi parce que je savais qu’il partait le lendemain pour toute la semaine dans notre maison secondaire en Bretagne avec ma mère (sans moi qui avait cours, of course). J’avais pas vraiment l’impression qu’il s’intéressait à ses gosses !

De même pendant l’année, il téléphonait toutes les semaines à ma mère, mais n’a jamais demandé à nous parler, du coup nous non plus, de toute façon s’est dur d’avoir une conversation avec lui, on a toujours l’impression que ce qu’on raconte c’est inintéressant au possible. Alors pendant un an, on se parlait pas.

Puis il a finit par rentrer en France, non pas de son initiative, il n’a pas eu le choix. Alors moi j’ai emménagé avec Marie. C’était sûrement prématuré, on était ensemble depuis six mois, mais je ne pouvais pas imaginer vivre avec mon père. Alors du coup les rares fois où l’on se voyait, ben ça se passait bien c’était cool. Puis Marie m’a larguée et j’ai du retourner vivre avec mes parents. J’ai fait de ma chambre, mon petit studio, ne sortant que pour aller brancher mon ordi à l’internet dans le bureau et pour manger (quoique je mange plus très souvent la même chose qu’eux). Donc on se croisait dans la journée et ça se passe très bien ainsi.

J’ai décidé d’aller passer une semaine et demi dans notre maison secondaire au bord de la mer, histoire de me changer les idées. Mon père, qui y était bien depuis deux mois, était sensé rentrer sur Nantes parce qu’il s’ennuyait seul (et accessoirement parce qu’il est marié à ma mère qui bosse, elle, lui étant en retraite, et que bien qu’ils ne doivent plus avoir de rapports sexuels depuis longtemps, il a le droit de passer un peu de temps avec elle !), sauf qu’il est revenu au bout de trois jours ! Donc je n’étais plus seule. Mais comme cette maison est bien foutue, il y a toute la partie principale sur deux étages, et une partie totalement indépendante au rez-de-chaussée. Donc mon père était en haut et moi en bas. C’était parfait, on ne se voyait que pour les repas, car la cuisine du haut est toute neuve et mes parents savent pas s’en servir, sauf qu’il faudra bien qu’ils s’y mettent un jour !

Et puis mon père a commencé à me saouler, mais moi je suis diplomate et je laisse courir. Je prends pas la mouche, ça en vaut pas la peine, il en vaut pas la peine. Sauf qu’il est allé trop loin. Il a osé prétendre que depuis que j’étais arrivée, c’était lui qui se payait ma vaisselle tous les jours. J’y crois pas ! Je faisais ma vaisselle tous les midi, et lui il laissait traîner ses bols sales du p’tit déj’ toute la journée. C’est pas moi qui les auraient lavé, tiens ! Alors du coup tous les bols sales qu’il lavait, c’était les siens. Et il prétendait que j’étais de mauvaise foi, lui, MONSIEUR MAUVAISE FOI ! Alors j’ai craqué et je lui ai dit tout ce que je pensais de lui. Il a tout nié en bloc, a dit que je racontais que des conneries, et qu’il ne se voyait pas du tout comme ça (tu m’étonnes !). Et du coup il a préféré remonter regarder la télé (son passe-temps favoris, je sais donc de qui je tiens ça).

Sauf que le plus drôle, c’est que les plombs ont sautés vers 22h30 (en haut seulement, pas chez moi, hé, hé !), et mon père il sait que j’ai une lampe torche, plus pratique pour errer dans la maison et le garage, la nuit. Mais il est beaucoup trop fier pour se rabaisser à venir me demander ma lampe, alors comme ma mère était fatiguée, elle s’est couché, et j’imagine mon père, désespéré dans le noir, devant sa télé éteinte et se forçant donc à aller se coucher, tout ça à cause d’une fierté mal placée. J’ai trouvé ça trop drôle !

Enfin bref, voilà un portrait de mon père, comme dit ma mère, y a des parents bien pire, c’est sûr mais ce n’est pas une raison pour rien dire. C’est pas parce qu’il y a des gens qui meurent de faim dans le monde qu’on arrête de manger.

Du coup le lendemain matin, j’ai demandé à ma mère, je cite : « Il voulait des enfants papa ? » Elle était sur le cul. Elle comprenait pas pourquoi je demandais ça, alors que, pour moi, mon père n’est mon père que financièrement. Il a du fric, et on en profite, mais il n’a jamais rien été d’autre (sinon un emmerdeur de première), et je suis sûre que mon frère pense pareil de lui. Bref, ma mère l’a défendu en disant qu’il nous aimait mais ne savait pas comment nous le dire, qu’il ne montrait jamais ses sentiments. Je veux bien, mais ça n’explique pas tout ce que je vous ai raconté ci-dessus, enfin selon moi. Donc voilà, en tant normal, je n’aurais jamais fait ce sujet sur mon père, mais là, il m’a trop enervée.

En plus il radote…

Posté par corona à 02:36 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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