01 février 2008
Vive moi...
Je vous préviens de suite, cet article sera une auto-congratulation de moi-même !
Jeudi matin, se déroulait le cross régional de police. Comme je m’étais inscrite, dans un élan de folie passager, atteinte d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré mon discernement comme on dit en droit pénal, et bien j’y suis allée. Nous étions nombreux à ce cross, dont 37 filles participantes. On arrive sur les lieux du cross vers 8h30, et il y avait un brouillard monstre, et je vous raconte pas le froid ! Ça commençait bien. J’avais pas du tout envie de courir, mais bon, tant qu’à être la-bas, autant le faire. Les filles couraient les premières, à 9h30. Un petit parcours de 2km250 à faire deux fois. Pas de quoi fouettez un chien. Seulement c’est un parcours avec une affreuse grosse montée qui tue, et pleins d’autres petites montées qui achèvent. En plus les conditions météo étaient en notre défaveur, puisqu’en plus du froid et du brouillard, il avait plus la veille et donc c’était de la gadoue.
Bref, les 37 filles se mettent au départ, le coup tiré par le pistolet retentit et nous voilà parties. Un départ sur les chapeau de roues puisque 6 d’entre nous, d’un commissariat quelconque font le cross tous les ans, en plus d’autres compétitions. L’une d’elle est même championne de France de cross, et cours 42km en 2heures 43. c’est pour dire ! C’est donc elles qui ont lancé le rythme, mais au bout de 300 mètres, j’ai du ralentir, parce que sinon je finissais pas la course ! J’y suis donc allé plus tranquillement, me laissant distancer par les premières.
La première montée (la grosse) et me voilà morte arrivée en haut, néanmoins je ne m’arrête pas et reprends un peu de vitesse sur le plat qui suit. Ensuite longue descente me permettant d’accélérer tout en reprenant mon souffle puis deuxième longue montée, difficile mais surmontable, et re-descente où je put doubler des filles. Ensuite voilà le long final en plat où j’essayais de garder un rythme assez soutenu. Début du deuxième tour, je suis fatiguée mais ne lâche pas. De nouveau la grosse montée qui tue, mais je la prends au ralentit, mais cela n’a pas suffit, arrivée en haut, je n’avais plus de souffle. J’ai du ralentir mon allure le temps de reprendre un semblant de souffle et fut soulagée sur la descente.
Là le flot de mes supporter me criaient de tenir bon, ils m’encourageaient. Et oui j’avais des supporter, j’aime bien ça avoir des supporters. On a l’impression d’être importante. Bref, ces encouragements ont eu une oreille attentive, car je me suis mise à accélérer pour ne pas décevoir mon fan-cloub ! Deuxième montée du tour, dur dur, mais j’en profite pour doubler une fille qui ralentissait et sur la descente qui suivait, je creusais l’écart entre elle et moi, pour être en sécurité. A ce moment là de la course, je devais me battre pour calmer mon souffle et respirer au mieux. Vint alors le dernier plat, très long, m’emmenant vers l’arrivée. Je remarquais une fille juste devant, et j’accélérais l’allure, juste un petit peu car plus de souffle, afin de la rattraper, et me collais derrière elle. Dans la dernière boucle de 600m environs, je la doublais et accélérais du mieux possible, mais j’avais l’impression de ne plus respirer. Je savais que le fille derrière moi allait vouloir me rattraper alors je ne voulais pas lâcher prise. Sur les derniers 100m, j’accélérais à fond, sous les encouragement de mon fan-cloub (dont mon chef qui participait aussi au cross), et passait la ligne d’arrivée complètement morte, m’effondrais sur les barrières et ne pouvais plus bouger.
Le chef s’approche alors de moi et me dis : « Et bien Julie, tu es quatrième de l’école, tu vas partir à BIP pour défendre l’école au championnat de France de cross des écoles de police, tu es contente ? » Et là tout ce qui me passa par l’esprit, c’est de lui montrer les deux pouces et de lui dire d’un ton extrêmement ironique : « Ha ouais, super ! » L’idée de devoir recommencer ce genre de chose avait plutôt tendance à m’exécrer sur le moment. Je suis donc arrivée 10ème sur 37 du cross, et 4ème de l’école de police.
Bref, vous qui lisez ces mots, sachez que moi, Julie, la fille qui a toujours détesté courir, me suis prise d’une passion, bon c’est peut-être exagéré, pour la course, et si un jour on m’avait dit qu’un jour je participerais au championnat de France des cross des écoles de police, je lui aurais rit au nez ! Et bien comme quoi tout arrive un jour. Je vais quand même vous donner les résultats, juste comme ça, pour ceux que ça intéresse :
La championne de France, arrivée première of course : 19min23
La seconde : 21min54
La sixième : 24min26
Je vous donne celles là parce que les 6 premières sont de l’extérieur, des vrais flics, et très entraînées. Viens ensuite les filles de l’école et quelques autres de commissariats quelconques :
La 7ème : une ADS, 24min33
La 8ème : une de ma promo, 24min35
La 9ème : une ADS, 24min46
La 10ème : Moi, 24min56
La dernière : 33min20
Voilà pour aujourd’hui, j’espère que vous être fier de côtoyer une super fille comme moi, qui déchire tout sur son passage, quand à toi Camille : tu ne peux plus dire que c’était juste pour louper des cours ! Et toc !
Commentaires
C'est un cercle vicieux, une fois que tu as commencé, tu en peux plus en sortir.
Bravo quand même, hein (-:
Ouais enfin c'est quand même super pratique pour louper des cours... C'est ma conclusion! -_^
Beurk. "Cross" réveille inévitablement chez moi le souvenir de "cross du collège" où j'arrivais inévitablement dans les 20 derniers (sur un peu plus de cent trente concurrents -_-")
Mes félicitations, en tout cas. Tu déchires.
Congratulations!
Et pour le cross du collège, moi c'était comme Aleks, je finissais toujours dans les dernières... :/
En même temps on m'aurait dit ça il y a encore trois mois j'aurais eu une bonne crise de fou rire!
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