Ola Lola

Ola Lola en réference à la chanson de Superbus, parce que je me reconnais dans cette chanson, parce que c'est moi, c'est ma vie, enfin je crois...

23 février 2008

Championne du monde...

Salut les gens !

Bien évidemment contrairement à ce qu’indique le titre, je ne suis pas plus championne du monde, que championne de France de quoi que se soit ! Je ne vais pas vous raconter le déroulement de ce championnat, qui n’a, ma foi, pas forcément beaucoup d’intérêt, je vais donc me contenter de vous donner mon classement : dernière. Bah voui quand on ne cours que depuis 4 mois, et encore en dilettante, bah on fait pas de miracle.

Bref, toujours est-il que si cette journée n’a rien de très extraordinaire, mis à part qu’Elise m’a appelé deux après midi de suite pour prendre de mes nouvelles :), la soirée qui suivit, elle, fut beaucoup plus intéressante. Imaginez un regroupement d’à peu près 200 à 250 poulet dans un poulailler !

On commence tout d’abord avec un apéro : du pétillant avec du pulco, du perrier, et deux autres trucs dont je ne me rappelle plus. J’ai hésité à en prendre, ça sentait bien l’alcool, mais finalement je me suis dit : « aller fait pas ta chieuse ! », alors j’en ai pris un verre. Purée !!! C’était trop bon ! Alors j’en ai pris un deuxième, puis un troisième. Puis un de mes chef voyant que mon verre était vide m’en a servit un quatrième, puis l’autre chef voyant lui aussi mon verre vide m’en sert un cinquième… Bref je n’ai pas compter combien j’en ai pris, mais je peux vous dire que ça m’a très vite fait de l’effet (les bulles me font bcp d’effet en alcool). En plus j’étais à jeun !

Ensuite on est passé à table, avec entrée et vin blanc. Je n’aime pas le vin je n’ai donc pas touché au vin blanc. Entre temps je textotais avec Elise et lui racontais la soirée pendant qu’elle me donnais des conseils sur l’alcool pour pas que je finisse aux toilettes (elle est gentille hein !). Après les entrées, le DJ nous met de la musique et nous a demandé d’aller danser au centre de la piste. Il nous passe les sunlight des tropiques de Gilbert, et là ça fait un flop. Alors un de nos chef à gueuler : « je veux voir toute la ligue … sur la piste, aller maintenant ! » Du coup on s’est tous levé, et on a danser devant les yeux écarquillés de certains. Mais du coup les autres ont suivit. On a danser un moment, puis on est repassé à table pour la deuxième entrée. On nous sert du bordeaux, et je me dis, quand même tu devrais goûter. Alors j’ai goûté et j’ai pas trouvé ça mauvais. Alors j’ai bu quelques verre de bordeaux, les autres aussi.

Je crois que notre ligue était la championne de France en descente de bouteilles ! On a bien gérer sur ce coup là ! Bref à un moment, la table des parisiens derrière nous se vide et là notre chef se lève et va leur voler leur coupe. Il la remplit de Bordeaux, et après avoir hurlé champion du monde boit dedans et la passe à son voisin. Finalement la coupe de bordeaux aura fait le tour de notre table, avant que les parisiens pas très contents ne viennent protester.

Le repas enchaîne avec le plat principal, toujours avec du bordeaux puis de nouveau la piste de danse. Entre-temps j’appelle Elise pour lui raconter la soirée et surtout pour lui parler, parce que je ne l’avait pas vu depuis deux longs jours ! Notre chef (toujours le même) nous somme de monter sur l’estrade. En pauvre moutons que nous sommes, nous l’avons suivit sans savoir pourquoi, et là il voulait que l’on fasse une chorégraphie pour tous les autres, sur une chanson de Mika ! Bah la choré était ultra simpliste, mais on s’est bien amusé ! Au final c’est nous qui mettions toute l’ambiance. Bref, je vous passe toutes les conneries du chef, ainsi que le repas. Pour le dessert, on a eu droit à du champagne ! Et oui les France, c’est la classe. On s’en est donné à cœur joie ! On est même allé redemander du bordeaux mais il y en avait plus, alors le cuistot nous a sortit une petite eau de vie à la mirabelle de derrière les fagots, rien que pour nous, pas mauvaise du tout !

Bref avec tout ça j’avais bien bu, ainsi que tous mes compère, et la soirée c’est finit à 01h30. A deux heures ont était devant notre lycée pour déposer ceux qui voulaient dormir puis le reste on est allé au centre de Nancy où nous avons trouvé une boîte de nuit super sympa avec entrée gratuite, après avoir grillé trois feux rouges (volontairement) et entendu notre chauffeur dire que s’il devait souffler se serait positif ! Nos deux chefs étaient avec nous et je ne les verraient plus de la même façon. J’ai réussit (comme à chaque fois en boîte) à me faire draguer par un mec bourré qui m’a dit au moins 30 fois qu’il me souhaitait que du bonheur dans ma vie et patati et patata, parce que lui n’en avait pas,… Bref, il était bien lourd et bien chiant, mais bon, comme d’habitude j’ai subi. On a quitté la boîte à 4h et avons finit la soirée avec des photos de groupe sur la place. On est ensuite rentré et on s’est couché à 5h ! Levé 7h, ce fut périlleux !

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15 février 2008

Effet papillon...

Ma participation au cross régional de police aura décidément bouleversé ma petite vie pépère et mes habitudes à l’école. Comme vous le savez, je suis arrivée 10ème sur 37, et 4ème de l’école. On m’avait alors dit que j’irais au championnat de France des écoles de police. Je m’étais fait à l’idée, bien que je me demande comment j’ai bien pu en arriver là, moi qui déteste courir ! J’ai l’impression d’être l’imposteur, m’enfin bref, je m’étais préparée psychologiquement.

Hors voilà, mardi j’apprends qu’en fait il y avait une chance possibilité que je participe au championnat de France de cross de police, parce que toutes les premières du cross régional, se désistent pour le championnat de France de cross à Nancy (trop loin pour elles). Là, je peux vous assurer que je suis tombée de haut, il m’a d’ailleurs fallut bien 5 min pour comprendre qu’on était en train de parler du France de police et non du France des écoles de police !

J’ai eu la confirmation jeudi, je m’envole (façon de parler puisqu’on y va en voiture, un jour pour monter, un jour pour descendre, chouette !) pour Nancy la semaine prochaine. Je vais louper trois jours de cours, dont le tir, cours le plus intéressant de la scolarité, et une évaluation au Luc Léger. Bon je pourrais rattraper l’évaluation, heureusement, mais tout de même. Je ne suis d’ailleurs plus vraiment sûre de participer au France des écoles puisque la promotion d’avant est rentrée et le chef qui organise tout ça va les faire entrer dans la sélection. Donc comme certaines filles sont bien meilleures que moi, je ne suis plus certaine d’y aller, mais ça va pas me perturber plus que ça !

Un moment de folie passagère, où l’on se dit que ça pourrait être drôle de participer à un cross et voilà que tout s’enchaîne autour de vous. Je me sens un peu perdue, surtout que je suis loin d’avoir le niveau. Mais c’est tout de même le championnat de France, alors je me dis que j’aurais jamais une autre occasion pareille de participer à un championnat de France, hormis peut être celui de grimaces ou de la connerie. Donc j’ai décidé d’y aller, surtout que Mika y va aussi et j’aime bien Mika, c’est un gars super sympa, drôle, une vrai crème ; je traîne souvent avec lui et Elise. On va donc quitter l’école le mardi matin. Le cross est le mercredi après-midi et le soir il y a une soirée avec pleins de gens, dont des grands pontes. Chouette, je vais être dans mon élément ! Je sens bien la chose : je vais rester collée au mur, dans un coin, à attendre que la soirée veuille bien se terminer. Avec un peu de chance il y aura de l’alcool, ça me déridera un peu.

Dans le genre ‘‘je me lance dans des trucs sans réfléchir’’, je suis la pro. J’ai décidé de faire du sport avec l’asso de l’école. Je me suis donc inscrite au hand. J’en ai jamais fait et je ne connais même pas vraiment toutes les règles, mais ça m’intéressait. J’ai donc eu mon premier cours mardi de la semaine dernière. C’était pas mal, même s’il y a de supers pros, d’autres qui se débrouillent…. Et moi. Le chef, qui nous coache, a organisé un match avec une équipe extérieur de hand loisir et a demandé qui voulait participer. Bien évidemment comme je ne réfléchis jamais, je me suis inscrite. Je peux vous dire que j’étais pas fière arrivée sur le terrain ! Je me demandais bien ce que je faisais là ! Je vous jure, j’ai de ces idées parfois ! Bon je joue pas très bien mais c’était cool, je me suis bien amusée quand même. Mais des fois je devrais réfléchir, et tourner 7 fois la langue dans ma bouche.

Surtout que du coup j’ai loupé le repas de section, bon ça c’est pas trop grave, mais les filles ont ensuite retrouvé Elise et les gens cool de sa section dans un bar karaoké. Toutes les occasions sont bonnes pour être auprès d’Elise, alors j’aurais bien voulue être là. Surtout qu’apparemment Mika a demandé à Justine de danser un slow avec elle, et elle a refusé. Il a ensuite demandé à Elise qui a aussi refusé, et Justine a alors demandé à Elise de danser le slow avec elle et elle a accepté ! Trop dégoûtée ! J’aurais du être là. Bon j’aurais jamais osé lui demander ça, donc on aurait jamais dansé ensemble (c’est pas forcément plus mal quand on voit comment je danse), mais quand même.

Enfin bref, voilà où j’en suis, ou plutôt où je n’en suis pas, car à vrai dire, je ne sais plus trop ce qui se passe dans ma vie. Entre Elise, qui fait vibrer mon cœur, occupe mes pensées jours et nuits, m’obsède à un point tel et que je croise toute la journée et même le soir, mes cours que j’adore mais qui me dépassent parfois, l’internat qui est parfois pesant (bien que follement amusant aussi), et le sport où je me retrouve propulsée dans des championnats, alors que ça faisait bien 5 ans que je ne pratiquais aucun sport, que je n’ai pas le niveau, et qui me passe à mille lieux au-dessus de la tête, et bien, je ne sais plus trop où j’en suis. Et bien évidemment je ne veux pas en parler à mes camarades, parce que je suis pas du genre à me confier aux gens (il m’aura fallut bien 5 ans et une rupture ultra difficile pour que je m’ouvre à mes amis proches), et puis je ne suis pas sûre qu’elles soient toutes aptes à comprendre. De toute façon, je ne peux pas parler de mon homosexualité ou bisexualité, et pour ce qui est du reste, ma coloc est trop absorbée par ses problèmes de couples, et puis je ne crois pas qu’elle écoute vraiment les problèmes des autres, elle a plutôt tendance à dire ce qu’elle pense sans même écouter exactement ce que pensent les autres. Enfin bref, je suis quelque peu perturbée en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grand-chose, je m’en sortirais la tête haute. Il faut juste que les choses se calment et que je remettent mes idées au clair, que le train-train quotidien se réinstalle et tout ira mieux.

Les week-ends semblent de plus en plus long, j’ai de plus en plus de mal à restée à l’école. Un week-end sur Nantes toutes les trois semaines, ça fait long. C’est pas comme si j’étais dans une grande ville qui bouge, ou comme si on était pleins à rester ici. L’école est vide, et la ville trop petite et ne bouge pas. C’est déprimant !

Mais il y a quand même une bonne nouvelle, je vais effectuer mon stage en commissariat à La Rochelle ! Entre mai et juillet, si c’est pas beautiful ça ! En plus il y a les Frankofolies (je sais pas si ça s’écrit bien comme ça), et c’est la première dois que j’y participerais, bon du côté police, mais pas grave, ça sera intéressant je pense ! Beaucoup d’IPM (Ivresse Publique et Manifeste) à mon avis mais je pense que c’est pas mal à vivre, surtout en stage.

Bref, voilà les dernières nouvelles, une fois de plus je vous ponds un pavé, grand merci à ceux qui ont réussit à lire jusqu’au bout, les autres, je comprends parfaitement.

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10 février 2008

L'internat ou comment faire une étude sociologique...

L'internat c'est génial! En plus de pouvoir faire des conneries, on rencontre plein de gens très différents, et on peut se prêter à une étude sociologique fort intéressante sur eux.

Par exemple une fille de mon groupe, dans la chambre d'à côté, est trentenaire, célibataire et maman. Je m'entends bien avec elle parce que, comme le dis ma coloc, j'ai un caractère qui fait qu'on peut pas me détester. Et c'est vrai, on peut ne pas avoir trop d'affinités avec moi, mais on peut pas me détester. Donc je m'entends plutôt bien avec cette fille, sauf que je ne suis pas dupe. Ben oui je fais une étude sociologique! Et même si je n'ait rien contre elle, que je discute et plaisante avec elle, je sais ce qu'elle vaut. Cette fille aime le pouvoir et l'autorité. Elle s'est fait élire chef de notre groupe et chef de la promotion. Et ça lui donne un statut, et elle aime ça. Elle en profite. Elle se sent investie d'une mission, elle veut tout diriger, elle colle notre prof, elle est toujours derrière lui, elle lui raconte tout ce qui se passe ou se dit. bref, elle est ses yeux et ses oreilles. Certains même pensent qu'elle se le tape. Peut-être bien, même si je préfèrerais croire que notre prof a plus de valeurs que ça, alors je me dis que non, il doit pas se la faire. Mais c'est le genre de fille qui n'hésitera pas à coucher pour réussir, pour prendre du galon. Ça j'en suis persuadée!

En plus cette fille, elle déteste ma coloc. Soit disant parce qu'elle aime pas les blondes. Je trouve ça nul comme principe, mais bon. Je crois surtout qu'elle l'aime pas parce que ma coloc est populaire dans la classe. Elle est drôle, naturelle, et ne cherche pas à plaire à tout prix ou à être le centre de l'attention, elle l'est de toute façon. Mais c'est naturel chez elle. Alors la fille, elle aime pas ça, parce qu'elle aimerait bien que ce soit elle la fille populaire. Sauf qu'avec son comportement, y en a plein qui l'aiment pas, et les autres, comme moi, l'aiment bien mais ne sont pas dupes non plus. Alors ça donne une sorte de combat de poules, pour savoir laquelle sera le chef du poulailler.

Je peux aussi étudier à loisir ma coloc. Elle n'a aucun complexe cette fille, elle est totalement barge et passe son temps à moitiée nue. Bon j'exagère mais disons qu'elle peut se balader en très petite tenue dans les couloirs sans gêne. Moi j'ai eu un peu de mal au début, parce que je suis pudique et d'avoir une fille qui traverse la chambre à poil, ben ça me mettait mal à l'aise. Je le suis toujours, mais un peu moins, comme quoi on s'habitue à tout.

Je peux aussi, grâce à elle, étudier les comportement de couples. Bon le sien est particulièrement mouvementé, donc ça fait de l'animation. Sauf qu'à cause de son mec, elle passe plus de temps à pleurer sur sa relation que de moments de bonheur avec son mec! Alors quand elle se met à pleurer vers 11h du soir, dans le noir, qu'on est couchée et que je l'entends renifler dans son lit, bah moi je peux pas la laisser sans rien faire! Le problème c'est que je suis pas douée pour rassurer les gens, et je suis pas très tactile non plus, donc je m'assoies sur son lit et essaye de la consoler, même si je ne dis pas grand-chose, apparemment elle aprécie le geste.

Bref, première expérience de l'internat (hormis colo, mais ça, ça ne durait que 3 semaines, pas le temps de bien apprécier les véritables personnalités des gens), et je ne suis pas déçue. C'est un monde très différent de tout ce que j'ai connu jusqu'ici, c'est pas toujours facile, mais en général je m'amuse plus que je n'ai de coup dur.

Enfin voilà, c'est la fin de cette article, pas franchement très intéressant. Vous vous demandez peut-être le pourquoi de cette article et bien sâchez que je n'en sais rien moi-même (il y a peut-être une étude àa faire là). Allez bon vent, à vous les studios!

Posté par corona à 13:53 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008

Vive moi...

Je vous préviens de suite, cet article sera une auto-congratulation de moi-même !

Jeudi matin, se déroulait le cross régional de police. Comme je m’étais inscrite, dans un élan de folie passager, atteinte d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré mon discernement comme on dit en droit pénal, et bien j’y suis allée. Nous étions nombreux à ce cross, dont 37 filles participantes. On arrive sur les lieux du cross vers 8h30, et il y avait un brouillard monstre, et je vous raconte pas le froid ! Ça commençait bien. J’avais pas du tout envie de courir, mais bon, tant qu’à être la-bas, autant le faire. Les filles couraient les premières, à 9h30. Un petit parcours de 2km250 à faire deux fois. Pas de quoi fouettez un chien. Seulement c’est un parcours avec une affreuse grosse montée qui tue, et pleins d’autres petites montées qui achèvent. En plus les conditions météo étaient en notre défaveur, puisqu’en plus du froid et du brouillard, il avait plus la veille et donc c’était de la gadoue.

Bref, les 37 filles se mettent au départ, le coup tiré par le pistolet retentit et nous voilà parties. Un départ sur les chapeau de roues puisque 6 d’entre nous, d’un commissariat quelconque font le cross tous les ans, en plus d’autres compétitions. L’une d’elle est même championne de France de cross, et cours 42km en 2heures 43. c’est pour dire ! C’est donc elles qui ont lancé le rythme, mais au bout de 300 mètres, j’ai du ralentir, parce que sinon je finissais pas la course ! J’y suis donc allé plus tranquillement, me laissant distancer par les premières.

La première montée (la grosse) et me voilà morte arrivée en haut, néanmoins je ne m’arrête pas et reprends un peu de vitesse sur le plat qui suit. Ensuite longue descente me permettant d’accélérer tout en reprenant mon souffle puis deuxième longue montée, difficile mais surmontable, et re-descente où je put doubler des filles. Ensuite voilà le long final en plat où j’essayais de garder un rythme assez soutenu. Début du deuxième tour, je suis fatiguée mais ne lâche pas. De nouveau la grosse montée qui tue, mais je la prends au ralentit, mais cela n’a pas suffit, arrivée en haut, je n’avais plus de souffle. J’ai du ralentir mon allure le temps de reprendre un semblant de souffle et fut soulagée sur la descente.

Là le flot de mes supporter me criaient de tenir bon, ils m’encourageaient. Et oui j’avais des supporter, j’aime bien ça avoir des supporters. On a l’impression d’être importante. Bref, ces encouragements ont eu une oreille attentive, car je me suis mise à accélérer pour ne pas décevoir mon fan-cloub ! Deuxième montée du tour, dur dur, mais j’en profite pour doubler une fille qui ralentissait et sur la descente qui suivait, je creusais l’écart entre elle et moi, pour être en sécurité. A ce moment là de la course, je devais me battre pour calmer mon souffle et respirer au mieux. Vint alors le dernier plat, très long, m’emmenant vers l’arrivée. Je remarquais une fille juste devant, et j’accélérais l’allure, juste un petit peu car plus de souffle, afin de la rattraper, et me collais derrière elle. Dans la dernière boucle de 600m environs, je la doublais et accélérais du mieux possible, mais j’avais l’impression de ne plus respirer. Je savais que le fille derrière moi allait vouloir me rattraper          alors je ne voulais pas lâcher prise. Sur les derniers 100m, j’accélérais à fond, sous les encouragement de mon fan-cloub (dont mon chef qui participait aussi au cross), et passait la ligne d’arrivée complètement morte, m’effondrais sur les barrières et ne pouvais plus bouger.

Le chef s’approche alors de moi et me dis : « Et bien Julie, tu es quatrième de l’école, tu vas partir à BIP pour défendre l’école au championnat de France de cross des écoles de police, tu es contente ? » Et là tout ce qui me passa par l’esprit, c’est de lui montrer les deux pouces et de lui dire d’un ton extrêmement ironique : « Ha ouais, super ! » L’idée de devoir recommencer ce genre de chose avait plutôt tendance à m’exécrer sur le moment. Je suis donc arrivée 10ème sur 37 du cross, et 4ème de l’école de police.

Bref, vous qui lisez ces mots, sachez que moi, Julie, la fille qui a toujours détesté courir, me suis prise d’une passion, bon c’est peut-être exagéré, pour la course, et si un jour on m’avait dit qu’un jour je participerais au championnat de France des cross des écoles de police, je lui aurais rit au nez ! Et bien comme quoi tout arrive un jour. Je vais quand même vous donner les résultats, juste comme ça, pour ceux que ça intéresse :

La championne de France, arrivée première of course : 19min23

La seconde : 21min54

La sixième : 24min26

Je vous donne celles là parce que les 6 premières sont de l’extérieur, des vrais flics, et très entraînées. Viens ensuite les filles de l’école et quelques autres de commissariats quelconques :

La 7ème : une ADS, 24min33

La 8ème : une de ma promo, 24min35

La 9ème : une ADS, 24min46

La 10ème : Moi, 24min56

La dernière : 33min20

Voilà pour aujourd’hui, j’espère que vous être fier de côtoyer une super fille comme moi, qui déchire tout sur son passage, quand à toi Camille : tu ne peux plus dire que c’était juste pour louper des cours ! Et toc !

Posté par corona à 16:25 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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