04 septembre 2007
La "Hormiga Culona" ou fourmis à gros cul
Ce week-end j'étais chez mes oncles à Saint-Malo. Mais cela est une autre histoire que je vous raconterais plus tard. Pour l'instant je voudrais vous parler de fourmis, mais pas de n'importe quelle fourmis, la Hormiga Culona dite fourmis à gros cul.
J'ai un ami, Antoine, qui vit avec une Colombienne, Suzeth. Ils ont passés des vacances en Colombie et nous ont rapporté deux ou trois petites choses de là-bas, dans un joli petit paquet cadeau. Nous avions ordre de les ouvrir ensemble, et quelles ne furent pas nos têtes lorsque nous ouvrions le petit paquet blanc contenant cinq grosses fourmis! Nous avons de suite compris que ces fourmis se mangeaient, et nous avons donc joué le jeu. Chacun de nous s'est emparé d'une fourmis et hop, dans la bouche. Je dois dire que je n'aime pas trop les aliments exotiques de ce genre, cela dit, je trouvais ça intéressant à goûter (on ne vis qu'une fois!). Il faut tout d'abord passer la première sensation de dégoût face à l'image de la grosse fourmis que l'on a devant les yeux, et ça c'est pas facile. Ensuite on la met dans la bouche, et rien que de penser à ce gros abdomen qui va craquer sous vos dents, il y a de quoi refuser de le manger. Mais les nouvelles expériences forgent le caractère et nous avons la chance de pouvoir avoir ce genre d'expérience, alors tentons. Je croque cette fourmis, et là, indescriptible... Autant le goût que la texture... Autant vous dire que je n'ai pas spécialement apprécié, j'en ai mangé une mais je n'en mangerais pas deux! Je peux néanmoins me vanter d'avoir essayé.
Bon pour que vous compreniez un peu le dégoût de la chose, je vais vous mettre deux photos, parce qu'à priori des fourmis c'est pas extraordinaire, et bien détrompez vous et regardez ces monstres!
J'ai fait mes recherches sur internet afin d'en savoir plus sur ces fourmis.
Localement, ces fourmis se nomment Hormigas culonas, ce qui veut dire fourmis à gros cul. Leur nom latin est Atta Laevigada. On les trouvent en Colombie et plus spécifiquement dans le département de Santander. Les grosses femelles sont capturées en période de reproduction, soit après les pluies d'avril et de mai. Elles sont très voraces et le ramassage se fait avec des gants, d'épais pantalons et des bottes.
Autrefois, il n'y avait pas beaucoup de viande dans cette région de Colombie, qui était habitée par les indiens de l'empire Guanes. La population avait donc choisit les fourmis comme aliment de base car elles contiennent des oeufs, de l'huile et des protéines.
Une fois récoltées, on leurs enlève les ailes, et les mandibules, on les lave et on les met à cuire dans de l'eau bouillante avec un peu de sel. Quand l'eau s'évapore, les fourmis lâchent leurs huiles et commencent à frire.
On leurs attribuerait aussi des vertus médicinales qui agiraient contre les troubles de l'érection et dont les protéines renforceraient les défenses contre le cancer. Elles auraient aussi un pouvoir aphrodisiaque.
C'est devenu un met très raffiné. On l'appelle maintenant le "caviar de Santander", et se vend assez cher.
Voilà, je conseille à tous de faire ce genre d'expérience à l'étranger, on n'aime pas forcément mais je pense qu'il faut essayer au moins une fois.
06 août 2007
Le bain de minuit
"Je le fais si tu le fais!"
Tout à commencé avec cette phrase ridicule et stupide, que l'on ne peut s'empêcher de prononcer à certaines occasions. Il était un peu plus de minuit, nous étions six, un homme et cinq filles, aux alentours de Fromentine, quand quelqu'un propose d'aller se baigner, mais un vrai bain de minuit. J. (notre seul homme), Ch. et C. (ma cousine) étaient partant. Je regarde alors ma cousine, incrédule. Elle oserait se mettre nue, elle?! Alors je me dis dans ma tête un peu endormie par l'heure tardive, si elle le fait pourquoi je pourrais pas le faire moi aussi?
Sauf que je suis ultra pudique, jamais je n'aurais pu imaginer me mettre nue comme ça devant des gens, même la nuit. Jamais avant cette année, car cette année est mon année et j'ai décidé de me lâcher et de faire les choses que jamais je n'aurais faites auparavant (contre coup d'une rupture difficile), bref décoince-toi Julie! Alors j'ai dit cette petite phrase anodine sur le coup, mais qui prends toute sa valeur le moment venu. Après un petit trajet en voiture, bien au chaud, que l'on se retrouve sur la page, avec le vent et une simple chemise sur le dos, même s'il ne fait pas super froid, on commence à douter du bien fondé de ce bain. On croise un groupe de jeunes buvant et jouant de la musique autour d'un feu sur la plage, encore moins envie de me lancer. J'insiste auprès de mes amis pour aller le plus loin possible d'eux. Le moment est venu de se déshabiller. La demi lune décroissante nous accompagne de sa douce lumière. On demande à notre homme de le faire en premier et qu'on le rejoindrait dans l'eau.
Le voilà parti. C'est à nous. On se met nue sous nos serviettes. Un, deux, trois, les serviettes tombent, et nous voilà courant vers l'eau calme de la mer. A ma grande surprise elle n'est pas froide du tout. Je continue de courir, bras écartés, en criant. Je cours longtemps, car c'est marée basse et la plage n'est que très peu en pente. A bout de souffle, je finit par m'arrêter et je m'assois dans l'eau qui m'arrive à peine au genou. J. n'est pas très loin de moi on discute un peu, puis je m'allonge sur le dos. Bercée par le rythme calme et paisible de l'eau, je peux observer les milliards d'étoiles qui composent notre ciel. Je repère très vite la grande ours, puis la petite et enfin cassiopée. Nous sommes au mois d'août et ma rapide observation du ciel me permit d'observer six étoiles filantes, très vite accompagnées d'un voeu. Toujours le même, afin d'augmenter ses chances de réussite. Je me relève alors et me remet à courir, longtemps, mais finalement il faut se rendre à l'évidence, on n'arrivera pas à avoir d'eau plus haut que les genoux!
Tant pis, pour mon premier bain de minuit, ça ne sera qu'une demi réussite, mais je suis heureuse. C'est assez agréable comme sensation. Les barrières tombent, plus de pudeur, plus de malaise, plus d'image de son corps (bon ou mauvais). C'est la liberté, un sentiment fort. J'avais l'impression que plus rien d'autre que ce moment n'existait, je vivais chaque secondes qui passaient, j'étais seule au monde. A peine ma serviette tombée, je n'avais plus peur de rien, mes hésitations s'étaient envolées. C'est vraiment très différent d'un bain en journée, la sensation de l'eau sur son corps nue, c'est vraiment agréable. Plus de maillot, on ne forme plus qu'un avec la mer. On ne distingue pas très bien ce qui nous entoure, seul le ciel semble nous accompagner.
Au final, je ne regrette absolument pas cette expérience, et je la conseille à tous. C'est un moment magique, qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie, sinon plus.




